La grange de chez les loups

17 janvier 2012

Vallon de Larzé

Mots-clé : Large piste et petit chemin moins évident, Roubion

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 Ce pré et ce gros énorme tilleul c'est Larzé. Le but principal de notre promenade. Cette grosse grange sur un immense ensemble de prés de fauche est actuellement en réfection. (mi octobre)


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 CartoIGN Il est possible de stationner à l'entrée de la piste forestière (balise 294) ou en serrant bien au virage des Vignasses (une seule voiture). Le début sur 1 km 500 est facile à plat puis cela monte. Plongée dans le fond du vallon par un chemin bien marqué mais rarement fréquenté, traversée du torrent du Vallon du Moulin sur un double tronc refait récemment puis montée raide mais brève sur Larzé par une sente visible mais peu marquée (nécessité d'être bien chaussé, des tennis ne suffisent pas), arrivée dans les prés facile. Retour long (une bonne heure) mais très facile par la piste forestière à plat ou faiblement descendante.

Prendre de l'eau potable et prévenir de votre lieu de promenade car vous pouvez très bien ne rencontrer personne. En automne, le matin, ne pas pratiquer en cas de chasse annoncée en battue à l'entrée de la piste. Se munir d'un gilet ou brassard fluo

 Facile 2 heures, sauf en hiver où le ravin de Larzé peut montrer son ruisselet gelé sur deux mètres, glissant comme une patinoire en pente, ou bien si la piste est enneigée, auquel cas il faut des raquettes et faire le grand tour au lieu de traverser par le vallon. Prévoir alors plus de 3h30 aller-retour

Un sentier de randonnée permet de redescendre ou monter direct Larzé-virage de la route (balise 309 Le moulin) Je ne l'ai pas pratiqué mais il est bien tracé et le pont au moulin a été refait en 2010. C'est très pentu.

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 La piste forestière : des Vignasses jusqu'à la carrière de sable fin

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 Un jour où les fils de la vierge sont nombreux, quelle que soit la saison, est un bon moment pour prendre la piste forestière et débuter cette longue promenade. (mi juillet)


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 Depuis la limite adret-hubac là-bas au début de la piste (pointe de l'ombre milieu à droite) qui marque la fin des Vignasses, c'est plat et ensoleillé tout le long du lieu-dit les Vignes (on peut encore voir un pied de vigne retourné à la sauvagerie sous la piste), puis apparait l'imposante falaise avec les hirondelles au printemps. Une source au pied de la falaise suinte et coule. C'est l'Adrech de Charelle (prononcer "adrètche") (Altitude 1250 m début décembre)


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 Avec cette source, la piste est une patinoire. C'est là que viennent boire blaireau, chamois et chevrette, parfois la biche.. Au pied de la falaise, 10 mètres au dessus de la piste on voit le béal (=canal d'irrigation) creusé dans le rocher et soutenu par un imposant mur de pierres sèches. La terrasse dans ce mur sous le canal est un ancien "apiél" (=rucher). (fin novembre)


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 Notre but apparait là-bas en face, de l'autre côté du vallon de Larzé, la tache jaune de mélèzes sous le petit nuage dans la forêt. Devant nous dans les "Terres Jaunes" la piste commence à monter fort sur 300 m de long dans une forêt toute mélangée : pins, tilleuls, bouleaux, érables, sorbiers, mélèzes et épicéas avec buis et noisetiers en sous-bois. (début novembre)


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 La roche devient rouge, les merisiers tout de rouge vêtus, sont nombreux, c'est donc une ancienne planche cultivée, il y avait une grange là. on voit trois grosses pierres taillées sous la piste, 30 mètres plus loin dans cette montée. (mi-octobre)


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 des suintements (il devait y avoir une ancienne source pour la grange bousculée 20 mètres plus bas lors du creusement de la piste forestière au bull et dynamite). Ce passage de roche rouge marque le raccord avec le petit chemin vicinal au sommet du talus. La montée est rude, et en hiver complètement gelée (fin avril, regard vers le bas)


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 Un beau cytise (bois dont on fait les colliers des sonnailles des troupeaux de brebis), laisse pendre ses grappes de fleurs jaunes toxiques dans le talus de cette pessière (=forêt d'épicéas). Cela monte toujours. (mai)


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Sous la piste, la forêt complètement à l'abandon et barrée de petites falaises difficilement franchissables est encombrée de bois morts. On y entend souvent aboyer le chevreuil, que nous avons vu plusieurs fois ici (mais pas cette fois-là) (fin novembre)


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Cette petite falaise de grès vosgien nous sert de micro carrière de sable très fin. Dans le sac des champignons (mai)

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La piste forestière :  jusqu'à la Leccia

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 Ce vallon moussu 20 mètres plus loin, qui fleure bon le champignon, je l'ai parcouru des dizaines de fois à l'automne, je n'y ai jamais vu un seul champignon ! Va comprendre... (fin mai)


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et au dessus de ce talus non plus malgré un sous-bois clair et moussu. par contre, en fin juin....  (ici fin mai)


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nous avons pu y rencontrer le rare lis orangé (protégé ???) à plusieurs reprises (fin juin) (mais jamais vu son copain le lis de pomponne ligure)


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 maintenant que la montée est terminée, nous soufflons un peu en nous retournant sur le chemin parcouru. (avril)


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 C'est maintenant plat mais c'est aussi l'un des 3 ou 4 endroits de la piste où le talus est moyennement solide au moment du dégel à la fonte des neiges. Le seul habitant du vallon est bien forcé de laisser son 4x4 là et poursuivre à pied, en attendant que la municipalité intervienne au bull en mai lors des travaux de réouverture des pistes de la commune. (ici lors d'un retour de promenade en avril)


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 Un redoutable forestier a eu besoin d'une buche de tilleul pour sa cheminée. Alors il s'est servi... Ce superbe et écologique point de repère marque l'endroit où un escalier quitte la piste au niveau d'un virage façon vallon pour descendre vers le torrent. Dans la forêt quatre ruines de granges disposées le long de l'ancien canal sous la piste. C'est la première partie du gros hameau de la Leccia (prononcer "létchia") dont nous verrons d'autres granges encore en état d'en face depuis l'autre versant de la vallée ou au retour. (avril)

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 Descente : de la Leccia au torrent du vallon du moulin

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 Nous quittons la piste horizontale (au milieu, c'est vu d'en face où nous voulons arriver) pour descendre fort un malpavé chemin creux entre des buis (on le devine descendant gris vert obliquement dans l'axe de deux des granges en ruine de la Leccia) (début janvier)


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 Le même paysage au moment de la floraison des merisiers. cette profusion de merisiers marque un ancien hameau de granges abandonné comme souvent (avril)


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 Nous descendons selon l'oblique de buis verts qui marque ce chemin. Tout ceci est très abandonné avec les bouleaux déracinés par le poids de la neige, malgré notre entretien du chemin tous les deux ans (vu depuis la piste plus haut en décembre)


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 Et nous arrivons au fond du vallon à l'impétueux torrent qu'il va falloir franchir sur le petit pont, heureusement complètement refait depuis cette photo. Ensuite, s'aidant des mains et d'une rampe de cordage, monter jusqu'au deuxième petit pont lui aussi refait (en haut à gauche) pour franchir le ruisselet du ravin de Larzé. Ce ruisselet déborde toujours sur le chemin sur deux-trois mètres, donc c'est boue ou glace selon la saison. Incontournable, c'est le seul passage délicat où l'on peut se retrouver sur les fesses. Mais le franchissement des cours d'eau, lui, est très sécurisé et facile. (juillet)


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Debout sur le petit pont je cherche des truites, un pêcheur m'a dit qu'elles sont superbes ici. Pas vu. Pourtant l'eau est très claire et froide et le fond en gravier (juillet)

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 Remontée : du torrent à Larzé

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ensuite c'est une montée forte obliquement, en passant à proximité d'une grange en ruine au bord du précipice puis dans le bois de trembles qui réenvahit ce superbe ensemble de prairies de fauche retournées à la sauvagerie, sauf parfois en juillet quelques brebis en pâture. Nous voulons atteindre la grosse grange de Larzé là haut (vu depuis l'autre versant - celui où nous avons quitté la piste, la Leccia, en fin novembre)


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 La vieille grange ruinée au bord du précipice marque le passage de la montée dans des prés pentus à l'entrée sous le bois de trembles envahissants d'anciennes planches de prairie de fauche, chacune très plates (du moins pour un paysage de montagne). La sente y est mal marquée, le principal étant de monteren biais. Ces trembles, dont beaucoup sont morts, représentent une énorme quantité de bois mort, ils se multiplient en drageonnant à partir des racines, une véritable invasion. (fin novembre)


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 Arrivés sur le grand pré encore une grange ruinée. Avec les 9 granges de la Leccia, les deux du Ravin, ces deux granges de Larzé montrent l'importance de l'occupation de la montagne à la fin du XIX° siècle. Ce vallon de Larzé comportait 40 granges et un moulin à eau ! Chacune accueillait, au moins temporairement, une vache ou quelques brebis, une mule ou un mulet et étéit remplie de foin à l'automne. (début janvier)


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 Cette même grange double au printemps, environnée de primevères coucous, avant que les chasseurs ne démontent leur mirador affût à sanglier par respect pour le jeube venant de racheter (cher) la grosse grange de Larzé pour la restaurer. Un beau bouquet pour le retour. (début avril)


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 Vue depuis le grand pré de Larzé sur la partie encore en état de la Leccia sur le versant Sud de l'autre côté de la vallée : Quatre granges restaurées dont une habitée toute l'année (la cheminée fume) et une ruinée non visible sous la piste. Nous y passerons au retour. (fin novembre)


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Plus qu'à monter le chemin le long du grand pré pour atteindre cette grosse grange de Larzé. (début janvier)


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 Au dessus du grand pré de Larzé au premier plan, nous avons retrouvé la piste forestière et à l'arrière plan le hameau de la Leccia en face (mi octobre)


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 En continuant la piste à plat vers l'Est pendant cinq minutes nous arrivons à son extrémité, ce n'est plus carrossable. Mais le point de vue en face sur les roches déchiquetées et l'arche naturelle est superbe. Il commence à faire frais, il est temps de rentrer (début septembre)

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 Le retour par la piste jusqu'au gué

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En faisant le grand tour à plat, par la piste forestière, il faut épouser tous les tours et détours du relief en hubac dans la forêt d'épicéas. Lorsque nous croisonsRavin de Larzé, l'hiver une patinoire géante avec des fleurs de glace dans les trous d'eau. L'été, nous y avons croisé le timide et discret rat d'or (=muscardin) pas plus gros que le pouce (début janvier)


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le vallon moussu, mais très pentu, il faut s'aider des mains pour rester debout, et y trouver les girolles sous la mousse à l'automne, comme dans tous ses cousins (il y a plusieurs vallons de ce genre). Mais par contre là, il y a souvent du monde. Au dire des anciens, tout cet hubac moussu et pas seulement les vallons, permettait de trouver des paniers et des paniers de girolles pour chacun des habitants du village. Cette période semble bien révolue (décembre)


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Au carrefour avec la piste qui monte très très fort vers la Béouraour (je n'ai jamais compris comment cela se prononçait), tellement fort que le propriétaire des deux granges situées là-haut doit utiliser le treuil pour y monter avec son Toyota 4x4 qui pourtant "grimpe aux arbres". Les trois fois où nous y sommes montés à pied, nous avons cru mourrir chaque fois en chemin. La verticale pure !  La très jolie ruine sous le rocher à ce carrefour n'aurait pas besoin de grand chose pour être remise en état. Ce carrefour et le vallon qui suit sont le lieu où les bulls avec d'énormes roues chaînées descebdent les troncs et les stockent à l'ussue de l'exploitation forestière et du débardage qui a lieu deux ou trois automnes d'affilée tous les cinq ans environ. Boue garantie dans ce cas là (octobre)


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Après avoir interminablement suivi la piste monotone en hubac à flanc d'un versant fortement pentu ( à gauche le talus vertical boisé d'épicéas et à droite idem mais plongeant vers le torrent), on remarque au silence d'abord, puis de visu quand on finit par rejoindre le lit du torrent que la plupart du temps le fond du vallon est à sec. (juillet)


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Quelques mètres plus loin, un important carrefour de chemin : C'est le gué, à sec toute l'année sauf lors des orages et à la fonte des neiges (avril)


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C'est là, à ce carrefour du gué, que sur les talus on trouve les dernières et tardives fraises des bois à mi-juillet. Mais nous serons passés avant vous. (début juillet)

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 Du gué à la Leccia

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  Après une heure quarante cinq de marche nous retrouvons l'adret ensoleillé et ses prairies de fauche (ici le groupe prend la promenade à l'envers, en montant) (mai)


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  Ces prairies de fauche toutes fleuries et pleines de papillons (juin)


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 Au détour du talus éventré, ce qui reste au fond d'un gros trou d'un nid de guêpes pillé par le blaireau gourmand (juillet)


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 A plat le long de l'adret beaucoup plussec, boisé de pins sylvestre (septembre)


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 et tout le long des touffes de sarriette odorante (le poivre d'âne, "pèbre d'aï" en patois) où butinent les papillons (juillet)


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 et beaucoup de genêt cendré (plein de toiles d'araignées mais c'est joli aussi) (juillet)


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Sur ce versant falaises avec des baumes (=grottes) ou chicots rocheux avec des genêts au milieu des pins (mai)


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Et voilà la Leccia (au centre gauche de la photo) et là-bas au loin d'où nous venons, Larzé et son pré (au centre droit) (début octobre)

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 Retour depuis la Leccia

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Deux des trois granges restaurées de la Leccia (février)


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 La petite troupe de sangliers nuit après nuit est venue tout retourner sur cet ancien pré de fauche pour vermiller (fouiller le sol avec leur groin pour trouver vers de terre et larves d'insctes) (décembre)


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Parfois c'est plus intéressant comme ce coin à morilles (mai)


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Retour sur la piste forestière, ici à raquettes (février)


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 où nous tombons sur une bauge de sanglier sur la neige de la piste (février)


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 Sans oublier que le vieux loup solitaire y a passé tout l'hiver dans ce vallon de Larzé, décimant chevreuil (ici) ou cerfs empêtrés dans la neige (mars)


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 ou bien, plus gentil, le passage d'un faon de chevreuil qui a posé sa "moquette" quelques heures plus tôt (mars)


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 au moment où cela redescend au niveau des roches rouges (mi octobre)


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peut-être aurez-vous l'occasion de croiser Pilou le renard sur la piste (début novembre)


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 Avant que ne tombe la nuit. Mais vous êtes à moins de 500 mètres de votre point de départ (mi octobre)

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03 janvier 2012

Canyon glacé des sources du Cians

Mots-clé : hors chemin vers les granges d'Ars, Beuil

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L'approche

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 Ce 31 décembre, sur la départementale entre le col de la Couillole et Beuil, se dessine le Mounier.


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d'après cartoIGN, petite promenade dépaysante au lieu-dit "vallon de Conchas" qui monte très peu sauf au final (mais il est possible de continuer jusqu'au chemin pour éviter la montée à flanc par les sentes des moutons), toutefois pas facile car pas de chemin et il faut être très bien chaussé. Le retour se fera par le même itinéraire. Ne pas emrunter par temps de pluie, de crue ou d'orage !

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dans le creux du vallon


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au mileu du mélézin dénudé déjà dans l'ombre


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sous un presque premier quartier de Lune

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Le départ : le vallon de Conchas

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choisir un endroit où poser la voiture dans le vaste lacet


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De la route se dessinent les méandres du torrent caillouteux à sec en contrebas, vers l'amont. C'est le point de départ.


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 il faut descendre là, or la sente en rive gauche du torrent à sec est enneigée, glacée et glissante (vue vers le Sud)


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Du coup, la descente est un peu délicate, même par la rive droite, pour arriver dans le lit du torrent.


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Tout de suite cela fait des méandres mais on peut couper les deux premiers méandres, les berges du torrent à sec étant faciles et moins caillouteuses que le lit du Cians


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ensuite le fond du torrent devient plus accidenté et il faut slalomer entre neige dure, cailloux glacés et creux gelés glissants


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mais le cheminement reste facile (vue vers le Sud)


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et même un peu moins enneigé, simplement caillouteux. (au printemps les talus sont couverts de coucous) (vue vers le Sud)


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Cahin-caha, en choisissant toujours les endroits les plus faciles, notre avancée tortueuse nous enfonce dans le coeur du vallon.


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 Ici un Blanchon (lièvre variable tout blanc en hiver) est passé en sautant il a dix jours, laissant l'empreinte de ses bottes fourrées. La neige a fondu puis durci mais les traces profondes sont restées. Ce canyon est très fréquenté : Blanchon, chevreuil, biche, sanglier...


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Au méandre suivant cela devient plus accidenté, plus abrupt au niveau des berges.

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Le canyon

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Devant nous, l'aspect "canyon" de ces petites gorges se précise :


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l'étroiture a moins d'un mètre cinquante de large. Lors des crues automnales et de la fonte des neiges printanières un flot tumultueux remplit ce goulet. Ici, depuis un mois et demi c'est à sec. Espéront que des troncs d'arbres abatus ne seront pas coincés en travers...


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Premier coude dans le canyon, encore plus étroit, un mètre... Cela passe toujours...


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un ressaut d'un mètre à franchir, les troncs de l'an dernier ont été évacués par la crue, cela passe mieux, même s'il faut s'aider des mains


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L'obstacle principal : un ressaut de 3 m de haut. Sa géométrie a complètement changé depuis cet été : tronc gênant l'escalade, tas de grosses pierres grises dont certaines sont instables, ressaut surélevé...

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Parmi les troncs abattus

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Ensuite le cheminement irrégulier continue sous les épicéas et mélèzes abattus par la lourde neige printanière. Il faut regarder où l'on met les pieds et baisser la tête à cause des branches.


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et l'hécatombe d'arbres continue, mais au moins le défilé s'élargit un peu, c'est moins oppressant.


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de nouveau une zone encombrée de nombreux mélèzes abattus. Et dire que personne ne vient chercher tout ce bois superbe !


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Toujours un sol irrégulier, glissant de neige dure ou gelée et ces branches qui gênent la progression. (vue vers le Sud)


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Une dernière petite étroiture avec un ressaut d'un mètre où il faudra mettre les mains pour passer, surtout à cause de la seule flaque d'eau du torrent, complètement gelée sur 20 cm d'épaisseur, véritable patinoire piège. Au delà le vallon s'élargit. Nous sommes sortis du canyon. où nous avons parcourus au total  500 mètres en 15 minutes.

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Le vallon des sources du Cians

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Puis c'est beaucoup plus ouvert sur le vallon d'Ars et les sources du Cians. Nous retrouvons le soleil, enfin !


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Empreinte de la biche, passée dans la nuit... (cette empreinte n'était pas là hier)


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mais danger rétrospectif, la croûte de glace a cédé, heureusement pas sous nos pas, sous ceux de la biche... Pas facile à remonter ce vallon même maintenant qu'il est moins accidenté.


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Nous rejoignons définitivement le soleil et de très beaux mélèzes. (sur la crête là-haut, c'est une place de parade des tétras-lyre, lieu de combat des coqs de bruyère au printemps)


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Pour éviter de monter le long du vallon maintenant monotone nous avons joué les "chèvres" grimpant par des cheminements de moutons vers les granges d'Ars. En face, la baisse du col Saint-Pierre et en bas à droite le canyon dont nous sortons. Le temps de souffler et nous redescendons par où nous sommes venus, avant que le soleil ne soit trop bas sous un ciel blanchissant au sud annonçant une chûte de neige pour dans deux jours. Au total une demi-heure de marche aller. (vue vers le Sud-Est)

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19 décembre 2011

Argenta Mercanta : la marmotte et l'arbre merveilleux

Mots-clé : Argentera Mercantour, Mont Bego, conte, Jacques Drouin

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la marmotte dort tout l'hiver. D'octobre à avril elle hiberne durant six longs mois...
Mais cet hiver-là, la marmotte a fait un rêve merveilleux.

 arbremerveilleux
Elle a rêvé d'un arbre sur lequel poussait tous les fruits du Mercantour.
Des pommes, des noix, des châtaignes, des framboises, des myrtilles, des fraises des bois. Au printemps, à peine sortie de son terrier, la marmotte va voir ses amis les animaux et leur raconte son rêve.
« Mais ce n'est qu'un rêve, marmotte, cet arbre n'existe pas !
- Oui, il existe et j'irai voir grand-père Bego et lui me dira où le trouver, » dit la marmotte.
« Tu es trop lente, trop endormie, dit l'aigle, j'irai voir grand-père Bego. »

L'aigle s'envole et va voir le grand-père. Grand-père Bego lui dit :
« Oui cet arbre existe. II s'appelle Argenta Mercanta. Si tu te souviens de son nom, tu le trouveras et si tu prononces son nom Argenta Mercanta, tous les fruits tomberont. Mais attention, ne t'attarde pas en chemin, sinon le nom s'échappera de ta mémoire. » L'aigle est le roi des oiseaux. Il n'oubliera pas le nom, Argenta Mercanta et il a une vue perçante, il est certain de trouver l'arbre. Il plane au-dessus des vallées du Mercantour. Tout à coup, il sent une bulle d'air chaud qui monte de la vallée, il se laisse porter par le courant ascendant et s'attarde en chemin. Tout à coup, il se retrouve face à une falaise et la heurte violemment. L'aigle tombe à moitié assommé et le nom, « Falaisa... Margento », le nom s'efface de sa mémoire.

Le bouquetin qui passait par là se moque de lui :
« Regardez cet oiseau qui se prend pour le roi des oiseaux et qui est incapable de passer une falaise. J'irai voir grand-père Bego. »
Le bouquetin va voir grand-père Bego et grand-père Bego lui dit :
« L'arbre s'appelle Argenta Mercanta. Mais ne t'attarde pas en chemin. »
Le bouquetin s'en va. C'est le roi des grimpeurs, alors en trois bonds il est en haut de la falaise. Fier de lui, il dresse haut ses cornes vers le ciel et s'attarde en chemin. Il ne voit pas les fils de fer barbelés laissés par les militaires durant la guerre et aïe ! il se prend les pieds dedans et le nom, (fildeféra marmotta) le nom... s'efface de sa mémoire.

Arrive le renard. « ça c'est une affaire pour moi car je suis le plus rusé, » dit-il.
Le renard va voir grand-père Bego qui lui dit :
« L'arbre s'appelle Argenta Mercanta. Mais ne t'attarde pas en chemin. »
Le renard s'en va. « Hi ! hi! hi ! je trouverai cet arbre merveilleux et j'en mangerai tous les fruits, car je suis le plus rusé ! » Il contourne la falaise, évite les barbelés. Mais quand il arrive au bord du torrent, il voit des poissons et il veut en attraper un et plouf ! il glisse sur une pierre mouillée et tombe les quatre pattes dans l'eau et le nom, « torrenta gloup ! armenta, gloup !... » le nom s'efface de sa mémoire.

C'est au tour du lièvre variable, en trois sauts il est chez grand-père Bego.
 « L'arbre s'appelle Argenta Mercanta. Mais ne t'attarde pas en chemin. » Le lièvre variable est malin. On l'appelle Blanchon ; il est plus rusé que le rusé renard car il sait éviter les pièges de la montagne en changeant de pelage. Blanc l'hiver pour se confondre avec la neige, brun-gris l'été pour se cacher derrières les rochers.
Il passe loin de la falaise, saute par-dessus les barbelés, bondit au-dessus du torrent. Mais il s'attarde en chemin et ne voit pas les gros nuages d'orage qui gonflent derrière la montagne. Et quand le tonnerre éclate, le lièvre a très peur. Il s'enfuit sous un rocher et le nom (oragea, mercantina...) le nom s'efface de sa mémoire.

Passe un loup.
« J'irai voir grand-père Bego car je suis l'animal le plus intelligent de la montagne, » dit-il. Aussitôt dit, aussitôt fait. Grand-père Bego lui dit :
« L'arbre s'appelle Argenta Mercanta. Mais ne t'attarde pas en chemin. »
Le loup part à la recherche de l'arbre. « Argenta Mercanta, comment les autres animaux ont-ils pu oublier un nom aussi facile ? Mais moi, je suis le plus intelligent de tous les animaux de la montagne, je n'oublierai pas le nom. »
Il contourne la falaise, évite les barbelés, saute par-dessus le torrent, n'a pas peur de l'orage mais tout à coup, il aperçoit un troupeau de moutons. Il s'attarde en chemin.
« Par lequel vais-je commencer mon repas ? » se dit-il en se léchant les babines. Mais surgissant du troupeau arrive un chien patou qui fait peur au loup. Le loup s'enfuit à toutes pattes jusqu'à sa tanière, il y arrive très essoufflé et le nom, (patouchka, mercantouchka...), il a oublié le nom !

Alors la marmotte revient vers ses amis les animaux. « J'irai moi-même, » dit-elle.
Les animaux se moquent d'elle ; la marmotte est peut-être lente et endormie mais elle est têtue et va voir grand père Bego. Grand-père Bego lui dit :
« Oui, cet arbre existe, il s'appelle Argenta Mercanta. Mais, surtout, ne t'attarde pas en chemin. »
Et la marmotte s'en va de son pas sûr de marmotte Argenta Mercanta, Argenta Mercanta.. Elle contourne la falaise, évite les barbelés, traverse le torrent sur un pont, n'a pas peur de l'orage, ne s’intéresse pas aux moutons.
Tout à coup, elle se trouve nez à nez avec une vipère. Mais la marmotte n'a pas peur. Elle se dresse sur ses deux pattes et pousse un coup de sifflet strident et c'est la vipère qui a peur et va se cacher sous un rocher. La marmotte continue son chemin et revient vers ses amis les animaux.
« Argenta Mercanta, Argenta Mercanta. »
« Hé ! marmotte ! Tu te souviens du nom de l'arbre ? » Mais bien sûr dit la marmotte :
« Argenta Mercanta. » Et l'arbre était là.
« Argenta Mercanta ! » crie la marmotte.
Et une pluie de châtaignes, de noix, de pommes, de framboises, de myrtilles, de fraises des bois tombe de l'arbre.
Les animaux se sont précipités et se sont régalés. Mais grand-père Bego leur a dit :
« Que chacun de vous plante une graine. »
Et c'est ce que les animaux ont fait. C'est depuis ce temps-là qu'il y a des fruits en abondance pour tous les animaux du Mercantour grâce à la marmotte et à l'arbre Argenta Mercanta.

Ce conte inédit m'a été raconté et offert par Jacques Drouin, conteur

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06 décembre 2011

Un été indien

Mots-clé : rouge et or, Vionène, Mercantour

Ballade sur le GR, de Roubion jusqu’aux granges de Cerise

Un pur moment de bonheur “rythmé” par les couleurs automnales et une température plus que douce. 11 kilomètres, 5 heures et demi aller-retour. Fort moment de remontée au retour. Facile, enfin presque facile. Bien se chausser. En prime, des champignons !

Le GR coupé par le « lac de barrage accidentel » au fond de la vallée de la Vionène et le tronçon Gr-chemin VTT fut interdit entre la balise 256 sur la piste de Vignols et l’éboulis rouge des Chalanchas. Actuellement le panneau avec l'arrêté d'interdiction est toujours affiché mais le gué est réparé, y a une sorte de petit pont et le chemin remis en état.

(Pour illustrer cette ballade j’ai mis des photos prises en 2009 et 2010 à la mi novembre, un jour de grand bleu et un jour plus nuageux)

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Point de départ : la grange
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Notre grange de chez les loups au milieu des merisiers, tilleuls, noisetiers, sorbiers, mélèzes, pins et épicéas.


soleil se lève 4777

Le soleil se lève : il est 8 h nouvelle heure. Destination : “Cerise”, en face, de l’autre côté de la vallée.


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 Le chemin d’accès à la grange nous permet de rejoindre la piste en dessous. C’est parti !


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 CartoIGN modifié. Je n'ai mis l'itinéraire qu'à partir du village de Roubion et non de la grange
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Du village de roubion à la balise 256 :

le début de la piste de Vignols (morceau facultatif en été)

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Pour cela, il faut passer par le village de Roubion, perché sur son éperon rocheux sous la falaise qui le protège du vent du nord. Le mieux c’est d’y aller en voiture : 900 mètres de piste forestière puis 1 km de route en lacets où on peut couper les lacets par un chemin. Ce sont les merisiers et cerisiers retournés dans la sauvagerie, ainsi que les érables qui font cette écharpe rouge. Balise 255


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Passé le tunnel qui traverse l’éperon rocheux du village, petite marche à plat sur la piste de Vignols caillouteuse et poussiéreuse, interdite aux véhicules en cette saison. Les cerisiers rougissants, les bouleaux jaunes au tronc blanc et les pins sylvestres défilent sur ce versant très très sec et très très pentu, rive droite de la Vionène, torrent coulant 300 mètres plus bas au fond des gorges.


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 Par delà les herbes dorées, on devine de l’autre côté de la vallée le chemin GR que nous allons emprunter dans deux heures (en haut à droite de la photo, trace beige presque horizontale parmi les pins)


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 Les grattaquèqua (=gratte-culs) des églantiers sont les rares baies encore disponibles pour les animaux, renard, merles, blaireau, fouine, avec les baies du sorbier le long de la piste


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 Là-bas, à gauche l’église et l’auberge de Roubion. Le trait horizontal clair est la piste de Vignols, sur laquelle nous sommes dans les bouleaux jaunes. C’est tout plat pour le moment.Déjà un petit quart d’heure de marche.


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 On aperçoit en face, de l’autre côté des gorges, (à l’horizontale au milieu)  le chemin à plat où nous devons passer dans 1h et demi à 2 h environ


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 Et entre deux branches de mélèze doré superbe mais qui nous cache la vue, le quartier des granges de Bausset, en ruines, sous lequel le chemin de Grande-Randonnée GR 52A passe, de l’autre côté de la vallée. Maintenant, les hauts arbres situés en contrebas de la piste nous cachent systématiquement le paysage.


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 La piste, en hubac ou regardant l’Est, est maintenant en sous-bois et c’est entre les branches que nous devinons le prochain but : passer là-bas au pied de l’éboulis de roches rouges des Chalanchas.


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 Mais c’est trompeur, car il reste un long cheminement à plat sur la piste de Vignols avant d’y arriver, sans compter la descente jusqu’au torrent de la Vionène. De la mi-mai à la mi-octobre, ce morceau de piste un peu monotone, peut être fait en voiture et il y a deux emplacements pour se garer quelques mètres avant le carrefour piste-chemin de VTT à la balise 256.


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 Donc on continue jusqu’à atteindre ce carrefour. A chaque tournant on croit être arrivé mais ce n’est pas le cas. Heureusement que de temps en temps un cèpe traine sur le talus de la piste.

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 La descente de la balise 256 jusqu’à la Vionène
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 Le début de la descente sous la piste, en direction du torrent de la Vionène, est bordé de coins moussus sous les épicéas avec pas mal de champignons, dont parfois une russule ou deux comestibles « Cuir de Russie » (non visibles ici, ce qu’on voit n’est pas le chemin mais une « sente de chasseur »)


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 La descente, sur ce GR bien tracé, est quand même assez hard, il faut de bonnes chaussures, pas des tennis (photo prise en juillet mais à la température près, c’est pareil le même en novembre sous les pins et épicéas)


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 Plus bas, de nombreux champignons émaillent le talus. Mais celui-là n’y touchez pas : c’est l’Amanite tue-mouches, et elle ne tue pas que les mouches….

 L’été il y a quelques myrtilles.
Je n’ai pas de photo de la traversée du torrent de la Vionène en équilibre sur les pierres (il n’y a pas de pont et en plus depuis 2010 c’est un lac de deux mètres de profondeur. espérons que les crues de fonte des neiges auront emporté le barrage de terre et roches rouges, vidangeant le lac)

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De la Vionène au quartier des granges de Cerise
éboulis rouge 4831

 Après le gué épique, à l’ombre, l’éboulis dantesque en plein soleil. Ne pas s’attarder dans les zones vives de l’éboulis. Le chemin est bien visible quand on est sur place, même si les balises à la peinture blanche et rouge des GR sont rares.


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 Lambeau de châtaigneraie sous le quartier des granges du Bausset, au milieu de rochers chaotiques. Tous les loups doivent s’y mettre en embuscade, ça c’est sûr….


 face au village 4855

 Depuis le balcon presque horizontal du GR, parallèle à l’ancien canal d’irrigation encore en usage, face à notre village médiéval perché, une grosse demi heure de marche va nous conduire, lentement…


ganges de Cerise 4876r

 … vers l’arrivée en vue des granges de Cerise, là où réside la bergère… et les “patous” joueurs… Du monde, des chiens, donc demi-tour !
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Le retour vers Roubion
retour vers le village 4891

 Il faut retourner là bas, vers les granges sous le village. Et on n’a rien pris à manger, sauf une pomme et 6 abricots secs (ce qui est une grosse erreur)


sorbier retour 4892

 Retour à plat ou faible descente après avoir grignoté une pomme et un abricot sec (on a gardé les quatre abricots restants pour la remontée costaude depuis le fond des gorges)


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 Le chemin en balcon assez plat va nous faire passer au pied de la petite barre rocheuse (milieu de l’image) où nous trouverons une brebis perdue, peureuse, se réfugiant dans les vires rocheuses de la falaise. Pas moyen de l’approcher. Il est probable que le loup en fera son petit déjeuner, car les bergers sont repartis depuis trois semaines avec leurs troupeaux vers la Crau… Triste, mais qu’y faire ? Nous le signalerons aux chasseurs, qui verront si le petit berger du village peut la récupérer, mais c’est pas le même territoire communal, cela peut faire des embrouilles…


Mounier 4894

 Un dernier coup d’oeil sur le Mounier, royaume de l’aigle et des astronomes d’antan et nous basculons vers la traversée de la Vionène et la pénible remontée qui suit


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 C’est en face, au pied de la tâche rouge des cerisiers et sous les falaises où nous tenterons d’apercevoir le faucon pélerin, que nous rentrerons doucement à plat par la piste vers le village de Roubion et la voiture. Un peu fatigués peut-être….
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Retour à la grange
vallon de Larzé 4865
Retrouvailles avec le vallon de Larzé. 5h30 de ballade, plus les 6 minutes de voiture avant et après (vu d’en face depuis Cerise)


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Depuis la grange, l‘or des trembles au dessus de l’ancien moulin à eau est le dernier flamboiement de cette mi-novembre. Dans quelques jours tout aura basculé vers la fin d’automne, les coups de vent vont décrocher les dernières feuilles, les mélèzes vont perdre leur parure dorée pour virer au marron et perdre leurs aiguilles


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 Une jolie grillade de sanguins, arrosés d’un filet d’huile d’olive, se prépare, devant le bouquet avec les dernières fleurs sauvages de la saison


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 quelques « pieds de moutons » ou fausses chanterelles (comme cela faisait plus de 30 ans que je n’en avais pas vu, j’ai vérifié….)
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04 décembre 2011

Le soir tombe

Mots-clé : météo

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En ce dimanche 4 décembre, c'est plutôt la nuit qui monte depuis la vallée sur le Giraut. Il fait 5°C.

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19 juillet, la Lune va se coucher alors que la nuit n'est pas encore complètement établie

30oct2009_17h58204935

30 octobre, les derniers rayons du soleil rehaussement l'or cuivré des mélèzes tandis qu'une Lunne gibbeuse se lève

27oct2009_18h14_04900

27 octobre, au sol à 18 h il fait déjà nuit tandis qu'un premier quartier culmine plein sud

20juil2010_20h32_10977

20 juillet 20h30. il est tôt mais le temps mitigé renforce l'impression de nuit deux heures trop tôt, tandis que les lumières du village de l'autre côté de la vallée viennent de s'allumer

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25 juin, un arc-en-ciel salue la fin de l'averse au moment où le soleil est déjà presque couché

 lesoir13118

C'est l'été, le soleil bascule derrière le col à l'ouest, les ombres s'allongent tandis qu'à 2400 mètres d'altitude il reste plusieurs heures de jour

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Un petit croissant va se coucher à l'ouest, alors que le noisetier encore endormi de l'hiver se découpe sur la nuit déjà bien établie

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Début octobre : j'attends que ce soit plus sombre pour observer les étoiles filantes. Dans une heure environ

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minuta et arène de fin avril

Mots-clé : mélèze, alpage, crocus, fonte des neiges, printemps


Promenade de la charnière avril-mai  au milieu des pensées minuta qui émaillent l’alpage fleuri de tous côtés et découverte d’une arène de parade de petit coq de bruyère après une montée en forêt où la neige tombée de la nuit a gardé les traces des animaux. (5 kilomètres, deux heures et demie, facile mais peu balisé, moitié hors chemin)

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Au début c’est totalement identique à la précédente, hormis complètement déneigé, que les crocus ont disparu et que les mélèzes commencent à reverdir


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Carto IGN modifiée

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Partout des petites pensées minuta jaunes, ou crèmes, blanches, violettes ou bicolores


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des hélianthèmes nains, des petites gentianes d’un bleu éclatant



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c’est très dur de ne pas marcher dessus, tant il y en a
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le chemin monte lentement dans le sous-bois de mélèze en même temps que le soleil


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La plupart de ces mélèzes sortent juste de l’hiver


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avec leurs fleurs femelles un peu violettes qui vont donner les pignes de mélèze de l’été à venir


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le chemin est orangé,  tout doux des aiguilles de mélèze de l’automne précédent
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Au sortir du bois de mélèzes,de nouveau plein de pensées minuta dans l’alpage de la combe, bicolores…


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… ou bien d’un violet plus intense


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Sortie de la combe pour atteindre le plateau du Content fin de la promenade précédente. Surprise ! : Les sommets du Content (au centre) et du Mont Brussière (à droite) sont enneigés. A cette altitude, 1900 m, la pluie d’hier a poudré de cinq centimètres de neige les sommets
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Malgré cela, la neige n’occupe que les clairières forestières à partir de 1800 m


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 Et le sentier est déneigé, donc on continue


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au petit matin, le renard nous a précédé sur le chemin


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et dans l’autre sens, (de la droite vers la gauche) le Blanchon ou lièvre variable, tout blanc l’hiver a fait deux petits bonds
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Une biche vient de partir dans la pente sous nos yeux. elle était gîtée sous le mélèze déneigé de gauche. Trop rapide pour que je dégaine l’appareil photo


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 les traces de la biche des arbres en haut à droite vers le milieu bas. Tandis, qu’un Blanchon  a fuit du milieu vers la droite


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les crocus percent la neige de la nuit


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et la soldanelle, ou perce-neige des alpes typique des neiges en train de fondre perce la neige comme son nom l’indique
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la neige se fait plus abondante au fur et à mesure de la montée et il n’y a plus que des mélèzes avec de vastes clairières


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le col ou la baisse sur la crête est visible au sommet de la montée. Encore un effort !


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Voilà, là-haut la balise marque la baisse. Un point de vue devrait apparaître. Et il sera possible de souffler un peu après la montée dans la neige
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 Un gros oiseau nous a précédé


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tournant et ratatournant dans cette clairière en lisière


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 piétinant, revenant sur ses pas, il occupe tout l’espace… Bon sang, mais c’est bien sûr : c’est une arène de parade de petit coq de bruyère ou Tétras-lyre !
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La vue sur les Terres Noires (premier plan), le vallon des granges d’Ars (plan médian d’alpage vert) et le dôme du Barrot (montagnes enneigées d’arrière plan à droite) est impressionnante dans le vent refroidi par la neige qui nous cueille sur la crête


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Il vaut mieux regarder où l’on pose les pieds, car en dessous c’est un véritable toboggan


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Au milieu à gauche, sur la crête, en lisière, l’arène de parade des coqs de bruyère que nous venons de quitter, cheminant sur la crête dans la neige glissante
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A l’opposé, vers le nord-est, vue sur le vallon du bois des prêtres et les dentelles de rochers dolomitiques orangés dont la base est empâtée par les éboulis vifs gris (à gauche)


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Par delà ces dentelles (premier plan gauche), un coup de zoom montre les éboulis gris au dessus de Vignols, paradis des lâchers de vautour gypaète barbu en réintroduction


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Tandis qu’au Sud-ouest -nous sommes à cheval sur la crête- nous surplombons l’alpage des granges d’Ars

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Demi-tour, nous revenons par le même chemin, par la crête vers l’arène des Tétras-lyre (tâche blanche milieu gauche)

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le temps de croiser la trace d’un marcassin dans le sous-bois en redescendant


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Le temps de trouver un épicéa littéralement destroyé par un écureuil venu manger les bourgeons mâles ce qui parsème le sol d’extrémités de rameaux


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Puis dans les alpages de voir les premières orchidées-sureau


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 et de retrouver les coucous (primevères) et c’est la voiture au col de la Couillole
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02 décembre 2011

Sommaire

Travaux à la grange :

Promenades à proximité de la grange :

  •      crocus d'avril au Content
  •      minuta et arène de fin avril
  •      un été indien
  •      les ors d'Ars
  •      canyon glacé des sources du Cians
  • vallon de Larzé

Promenades un peu plus loin dans le Mercantour :

Evènements :

Saisons :

Météo :

  •     le soir tombe

Animaux :

Contes et Légendes :

  •     Argenta Mercanta (de Jacques Drouin)

Posté par mariuss à 19:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]